Députée de Haute-Savoie, Anne-Cécile Violland s’est imposée sur la scène internationale en figurant parmi les « Time 100 Climate Leaders », une liste établie en 2025 par le magazine américain Time et qui distingue les personnalités les plus influentes dans l’action climatique mondiale. La reconnaissance de son engagement à repenser un secteur que peu de responsables politiques avaient osé cibler jusqu’ici : l’industrie textile, en général, et les pratiques de la fast-fashion, en particulier.

Sa proposition de loi, qui navigue entre les assemblées depuis plusieurs mois, vise à instaurer une régulation environnementale forte de l’industrie textile, responsable d’environ 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le texte prévoit notamment de taxer les produits à très bas coût issus des géants de la fast-fashion et d’interdire leur promotion commerciale, mais il doit encore être adapté aux cadres de la législation européenne, avant de pouvoir être adopté.

La députée insiste sur la portée plus large de sa démarche : « Je ne veux pas une loi anti-fast-fashion, mais une régulation globale de l’impact environnemental de l’industrie textile. Mon intention est de faire passer une loi écologique qui soit la première étape du combat mondial que nous devons mener contre des méthodes de cette industrie qui sont, en l’état, insoutenables »… au sens écologique du terme, bien sûr.