Les grandes innovations commencent souvent dans des garages. Mais pour Chrystelle Peltier, tout a débuté dans sa cuisine. « Face à l’accumulation des colis de nos commandes en ligne, j’ai lancé un défi à mes enfants : trouver une alternative innovante et écoresponsable aux emballages à usage unique », explique-t-elle.

Professeure de technologie, la Bordelaise, secondée par son fils William, a donc repensé à la source le colis du e-commerce. Son résultat : Opack, un colis réutilisable, deux fois plus léger que le carton et résistant à plus de 600 kilos de pression. « Chaque année, 1,7 milliard de colis sont envoyés en France. Cela représente 1,6 million d’arbres coupés et 300 000 tonnes de déchets. Grâce à son calage gonflable et dégonflable avec une simple paille fournie, Opack permet non seulement d’éviter la casse mais aussi de réutiliser l’emballage jusqu’à cent fois.

Après emploi, il suffit de le mettre dans une boîte aux lettres pour qu’il nous revienne et que nous fassions tous les contrôles afin de le remettre dans le circuit », détaille la cheffe d’entreprise. Brevetée, médaille d’or au concours Lépine et Oscar de l’emballage d’économie circulaire, cette solution est assemblée par des personnes en réinsertion de la prison de Gradignan. Opack est déjà adopté par plusieurs entreprises de cosmétiques ou de téléphonie reconditionnée. Il est aussi disponible pour les particuliers.